Pour les adorateurs du culte de l’économie fictive, j’aimerais vous faire un petit comparatif entre deux articles. Le sujet traité est aussi banal que l’alimentation, mais les approches sont, à vous de juger!

Journal les affaires .com :    Quand la sécheresse touche les Etats-Unis, c’est toute la planète qui tremble: en un mois, les prix du maïs, du blé et du soja se sont envolés de 30 ou 50%, atteignant ou dépassant leur niveau de 2007-08 et faisant resurgir le spectre d’une crise alimentaire et des émeutes de la faim.

« Alors qu’il y a quelques semaines nous étions optimistes, la situation s’est retournée d’un seul coup et nous sommes maintenant inquiets », reconnaît Abdolreza Abbassian, économiste pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Il y a encore peu, la récolte mondiale de blé était attendue en léger recul mais tous les experts pensaient que ce serait compensé par une production record de maïs. La sécheresse américaine a balayé toutes ces prévisions optimistes.

Depuis le début du mois de juin, les grandes plaines agricoles américaines sont soumises à des températures extrêmes et un sévère manque d’eau, ce qui endommage les cultures notamment de maïs et de soja.(1)

Solidarité et progrès : Représentant le Dakota du Sud, le Nebraska et le Minnesota, Don Eret (Nebraska), Andy Olson (Minnesota), et Ron Wieczorek (Dakota du Sud) ont insisté sur le caractère historique de la situation, ainsi que sur l’étendue des dégâts. Ils ont également appelé l’administration de Barack Obama, (ce dernier étant fort occupé depuis les deux dernières semaines à sillonner les terrains de golf de l’Est du pays), à prendre les mesures appropriées.

Le nombre important d’incendies majeurs (33 sont en cours à l’heure actuelle, à l’Ouest du Mississippi pour la plupart), accentué par la grande insuffisance d’équipement et de personnel pour les combattre due aux coupes à répétition tant dans les budgets de fonctionnement des Etats que celui du gouvernement fédéral, pose un grave problème. Ainsi, le Service national des forêts n’a plus que 11 avion-citerne en service (ayant servi en moyenne plus de 50 ans), contre 43 en l’an 2000, et ce malgré la forte augmentation du nombre annuel d’hectares brûlés depuis 2000. (2)

Selon le journal les affaires, la crise alimentaire est provoquée uniquement à cause de la nature. Tandis que l’autre article, en plus d’attribuer les mêmes éléments, ajoute un petit détail qui met en cause l’économie fictive. Qui nous fait croire que nous sommes tous des abuseurs du système et nous convînmes que les mesures d’austérité imposer par la dette ne s’applique qu’au soin de santé, à l’éducation, retraite, etc.…

Cette petite omission volontaire des journalistes et éditeurs du journal les affaires, démontre clairement que même dans un secteur aussi névralgique que l’alimentation. Ils sont incapables d’être impartiaux, surtout lorsqu’il s’agit de faire une analyse qui ferait la lumière sur les impacts négatifs de l’économie fictive (dette) sur l’économie réelle. Dans le cas présent il est dit que les coupures imposées depuis quelque temps affectent la capacité du gouvernement américain à amoindrir l’impact des sécheresses en ne possédant plus l’équipement nécessaire pour combattre les incendies qui en découlent. Et qui va en souffrir le plus selon vous ?

Je ne pense pas que les décideurs seront affectés par la hausse de prix des denrées alimentaires autant que moi. Petite question, je serais curieux de savoir combien de ses candidats et candidates peuvent se vanter d’avoir un revenu familial de moins de 70 mille dollars par année et s’il y en a de quel parti sont-ils ? Pourtant cette classe ouvrière constitue une très grande majorité de citoyens et elle est très mal représentée au niveau décisionnel. Du simple fait que leur inquiétude ne sont pas les mêmes et ils n’y sont pas.

Parlons un peu d’économie avec M. Charest et les autres chefs. L’exemple que j’utiliserai est la hausse de prix de 35% du beurre d’arachide.

Jordan Lebel est professeur de marketing alimentaire à l’Université Concordia. «Les retours en arrière sont très rares», disait-il mardi lors d’un échange téléphonique portant sur la hausse à venir de 35 % du produit vedette de Kraft rapportée par La Presse.

Cette hausse était anticipée depuis l’automne, mais la compagnie a confirmé au quotidien montréalais qu’elle se matérialiserait à la fin du mois. D’autres fabricants ont déjà haussé leurs prix. La raison : le prix de la tonne d’arachides a plus que doublé en un an, pour s’établir à plus de 1200 $US cette semaine.

N’empêche, tant mieux si l’occasion est bonne pour essayer d’autres beurres de noix, souligne la nutritionniste Marie-Josée Leblanc, du centre de nutrition extenso à l’Université de Montréal. Tahini, sésame, amande, chacun a sa particularité de goût et ses propriétés nutritives, dit-elle.

Ce qu’elle espère avant tout, cependant, c’est que les mangeurs de beurre d’arachide ébranlés par les nouveaux prix n’auront pas le réflexe de se tourner vers des aliments moins nutritifs comme le caramel. (3)

Existe-t-il un mécanisme qui s’assure, dans une logique de juste part, que tous les intervenants commerciaux concernés, acceptent une diminution de leur profit équivalent à la hausse de prix pour le consommateur ? Je sais qu’il y a certains règlements comme pour les petits producteurs laitiers, qui payent une pénalité si leurs vaches produisent trop de lait. Mais je n’ai aucune information concernant la justification d’une hausse de prix dans le secteur alimentaire. Pourtant il m’apparaît plus qu’évident que ce rôle appartient à nos élus, puisqu’ils ont autorisé la vente de nos terres arables à l’industrie et aux investisseurs. Nous enlevant la possibilité de nous nourrir sans passer par eux, il aurait été judicieux de nous protéger des abus que pourraient faire ses nouveaux propriétaires.

Nos élites bien pensantes n’ont pas prévu de mécanismes performants, trop occupées à boire du champagne dans les réceptions mondaines de leurs richissimes amis. En agissant ainsi, ils se sont comportés de manière irresponsable, tout comme l’image que l’on se fait d’un père assisté social prenant sa bière sur son balcon en plein après-midi. Ironique, que le même comportement humain soit présent aux deux extrémités de l’échelle sociale, à la différence que l’une d’entre elles croit fermement, qu’elle est de très loin supérieure à l’autre.

Le laisser aller au nom du libre marché et le manque de volonté politique à défendre les intérêts autres qu’économiques dans le secteur alimentaire (couleur de la margarine au beurre), occasionne des coûts sociaux élevés et les actionnaires, propriétaires de la fameuse dette doivent le reconnaître. Une saine alimentation et une vie active sont les meilleurs outils de prévention afin de réduire les coûts en santé. Ce qui implique obligatoirement de s’assurer que les plus démunis aient la possibilité de se nourrir sainement.

Mais dans une société ou la qualité de vie des humains ne fait pas le poids face aux colonnes de chiffres, et que la majorité de la population est voué au culte de l’enrichissement individuel. Le mot santé ne s’applique qu’à l’aspect financier de leur être. Entretenant ainsi la lutte des classes, inconscients des effets pervers occasionnés par leur ego sur leur portefeuille. Et ne pas compter sur les journalistes pour avoir un regard objectif lorsqu’ils écrivent leurs articles. Protégeant ainsi leurs généreux bienfaiteurs, de certains éclairages qui inciteraient leurs lecteurs à se questionner sur l’actuel système monétaire.                                                                                                                                                                                                                                                                                          “I have met officials at the Bill and Melinda Gates Foundation, the UN Foundation, the African Union, and the Nippon/Sasakawa, Bloomberg, Doris Duke, and Rockefeller Foundations. Here in Geneva, I have held discussions with the ambassadors of many countries “.

Nous pouvons lire cela sur le site officel de l’oms,c’est tiré de son discours à l’équipe de l’OMS lors de sa prise de fonction en Janvier 2007, ici : http://www.who.int/dg/speeches/2007/address.to.staff/en/index.html

Déja cela démontre l’importance de ces fondations,qu’elle place AVANT les ambassadeurs,ce qui est assez significatif et montre l’importance de ces fondations et le poids de leurs membres,qui sont impliqués dans les affaires du monde,alors qu’ils ne sont pas élus,et qu’ils ne sont soumis à aucun controle,rien que cela est très très très grave.

Attendez, vous vous rendez compte du délire,la chef de l’OMS fait des réunions avec toute une clique de dégénérée complet qui dit ouvertement qu’il faut réduire la population mondiale :

” Sous le titre « Le Club des milliardaires tente de juguler la croissance démographique », le Sunday Times du 24 mai a révélé la tenue d’une réunion secrète qui en dit long sur la volonté politique de l’oligarchie financière.

La rencontre, qui s’est tenue à New York le 5 mai dernier, a été organisée à l’initiative de Bill Gates, fondateur du monopole Microsoft, grand promoteur des simulateurs de meurtres sur ordinateur et parrain de Facebook, de Warren Buffet, spéculateur milliardaire et financier de la Fondation Gates, et de David Rockefeller. Au-delà de ces trois là, la petite sauterie a réuni Michael Bloomberg, maire de New York et fondateur de l’agence d’information financière du même nom ; Peter Peterson, fondateur du groupe financier Blackstone et grand avocat de l’austérité budgétaire ; Julian Robertson, patron du fond Tiger Management ; John Morgridge, ancien pdg de Cisco Systems ; Eli Broad, spéculateur immobilier ; David Rockefeller Jr, fils du premier ; Ted Turner, fondateur de CNN ; et Oprah Winfrey, animatrice phare de la télé américaine.

La réunion a débuté par une présentation de chacun des participants sur la cause qu’il défend, mais très vite, nous apprend le Times, la discussion s’est transformée, sous l’impulsion de Bill Gates, en un consensus sur la « surpopulation », comme la cause supérieure qui englobe les autres. Un autre participant a confié qu’ils étaient aussi parvenus à un consensus pour mettre en place une stratégie « dans laquelle la croissance démographique serait attaquée comme menace écologique, sociale et industrielle ». Les participants ont souligné leur « besoin d’être indépendant des agences gouvernementales qui se révèlent incapables d’affronter le désastre que tous nous voyons venir ». De prochaines réunions sont d’ores et déjà prévues pour organiser la mise en œuvre de cette stratégie.

2• Ted Turner, l’un des participant et riche propriétaire d’un empire médiatique, est fermement imprégné d’eugénisme et de réduction de la population mondiale qu’il voudrait voir baisser de 95% pour être idéale, selon un interview qu’il a accordé à Audubon Magazine en 1996: «Une population totale de 250-300 millions de personnes, un déclin de 95% par rapport aux présents niveaux, serait idéal». Turner a donné un milliard de dollars à une organisation nommée Fondation des Nations Unies. Cette organisation créée par Turner et la Turner Fondation, sont dévouées au contrôle de la population par la distribution de condoms, la promotion de l’avortement et autres méthodes pour promouvoir l’agenda eugénique, tout comme d’autres tels que Bill et Melinda Gates qui ont aussi donné de larges sommes d’argents à des «organisations charitables» qui servent réellement à promouvoir le mouvement eugénique. Turner a même reçu un prix de l’ONU pour son travail en développement durable, qui n’est qu’un autre nom code pour la réduction de la population. (4)

Mais une certaine lueur d’espoir jaillie chez les Américains, «en s’intéressant uniquement à des agrégats de données, on risque de brosser un tableau incomplet de ce que beaucoup d’individus ressentent», a déclaré M. Bernanke en ouverture d’un colloque sur la «richesse et le revenu» dans le Massachusetts (nord-est des États-Unis). Citant le Bhoutan et son «bonheur intérieur brut» ou l’indicateur du «vivre mieux» de l’OCDE, M. Bernanke a appelé à mieux mesurer ce qui relève du niveau d’éducation, du temps consacré aux loisirs ou de la force des liens familiaux.(5) Reste à savoir les répercussions réelles de ce nouvel indicatif et surtout si on l’instaurera avant ou après la troisième guerre mondiale (si elle a lieu). Car la crise alimentaire qui se dessine à l’horizon, influencera certainement le gouvernement américain. M. Obama a dit lors de sa prise de pouvoir, que le peuple américain n’avait pas à remettre en question son mode de vie et revoir à la baisse son niveau de surconsommation. En ayant des dizaines de millions de moins de bouche à nourrir mondialement, il sera plus facile pour eux de préserver leur mode de vie. Triste réalité ! Comme je disais plus haut, lorsque l’humain ne fait pas le poids face à une colonne de chiffres. Il est tout à fait normal que les dirigeants n’aient plus aucun respect pour la vie elle-même. Et notre inaction collective pour mettre un terme à cette adoration de l’économie fictive leurs procurent tous les éléments nécessaires pour justifier leurs actes et est à l’origine de cette folie meurtrière génocidaire. Tout ça pour continuer à admirer mes produits financiers et que je suis fier !  Bonne journée !

(1) secheresse-aux-etats-unis-une-crise-alimentaire-mondiale-plane – agroalimentaire – secteurs-d-activite – LesAffaires.com

(2) Solidarité & Progrès – Une nouvelle crise alimentaire se profile à l’horizon, coupons vite les vivres aux spéculateurs

(3) La hausse du prix du beurre d’arachide là pour rester | Claudette Samson | Agro-alimentaire

(4) http://rustyjames.canalblog.com/archives/mysteres_et_projets_secrets/index.html

(5) Ben Bernanke à la recherche du «bonheur intérieur brut» | États-Unis

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