Avant que vous ne lisiez cet article, j’aimerais vous prévenir que je suis un analphabète économique. Donc si vous vous attendez à un langage économique, vous serez déçus. Je ne suis qu’un paysan travailleur qui s’émît dans votre domaine ainsi que dans l’écriture. Afin d’exprimer mon point de vue sur l’actuelle crise.
Dans mon article précédent (projet de société, emploi), j’ai fait référence à une dualité millénaire. D’un côté, les besoins essentiels de la société. De l’autre le commerce, j’exposais à quel point la perte de cette dualité au profit du commerce, est néfaste sur les individus. Et de quelle manière cela affectait la vie de tous les jours, des travailleurs et travailleuses. Dans celui-ci, je vous expliquerai ma vision plus récente de cette dualité, que l’on a perdue depuis très longtemps. Je ne parlerai plus en matière de besoins essentiels et commerce, mais d’économies réelles et fictives.

L’économie réelle était reliée aux besoins de l’humain, l’alimentation, le logement, l’habillement, la santé, les loisirs, bref des produits palpables pour notre qualité de vie collective. L’économie fictive inclus ; l’argent de papier, ainsi que tous les différents produitsfinanciers tels que : crédit, les assurances, fonds de pension, placement, fonds mutuels, réer, obligation d’épargne, la bourse, etc. Elle ne crée strictement rien, d’où le terme fictif. L’économie dominante avec tous ces chiffres astronomiques qui engloutit l’économie réelle, tout en étant la moins essentielle à l’humanité.

Tout d’abord, combien d’entrevous connaissent l’origine de l’apparition de l’argent papier ? Pas nombreux je suppose. À part un hurluberlu comme moi, ce n’est pas ce genre de questionnement que l’on se pose quand je gère mon budget, ou lorsque je rêve à mon futur. Permettez-moi, de vous faire part de quelques résultats de mes petites recherches sur la question. Voici un extrait très révélateur du rôle de l’investisseur : Est une personne qui pratique l’ingérence de façon inutile dans une société basée sur les services. Il s’immisce dans la relation entre prestataire et client parce que ces personnes ne se connaissent pas et ne se font pas confiance mutuellement. (1) On voit tout de suite l’exploitation des faiblesses humaines ; la méfiance, la peur, l’insécurité. L’économie de marché : les banques possèdent presque la totalité des richesses de ce monde, grâce à la dette. La Banque Mondiale qui accorde des crédits de développement ne le fait pas gratuitement. Les taux d’intérêt sont sa source de richesse et elle maintient ainsi le monde dans la dépendance et l’esclavage. L’économie de marché est vraiment du pain béni pour toutes les banques. (1)                 Lors des inondations provoquées par un débordement de la rivière Richelieu, je discutais avec un ami banquier qui était outré par l’aide aux sinistrés de cent millions octroyé par le gouvernement. Désireux d’aller prendre une consommation sur une des terrasses reconstruites avec cet argent, car il y avait de son argent impliqué dans cet octroie. Je lui ai simplement fait remarquer que les compagnies d’assurances avaient des clauses sur les phénomènes (acte de Dieu), et je lui posais la question suivante : pourquoi, connaissant les conditions imposées par les compagnies d’assurances, les banques ont accepté de financer ses hypothèques ? Il me répondit ; (les gens n’ont qu’à faire plusieurs institutions et ils trouveront une banque qui acceptera de leur prêter, c’est la base de la libre concurrence). À ce moment-là, les banques auraient dû résilier les hypothèques existantes, si elles auraient eu un peu de noblesse devant la détresse humaine, connaissant les risques qu’elles encouraient lorsqu’elles ont accepté de financer. Au lieu de cela elles se sont désistées, préférant user du sentiment de culpabilité envers les sinistrés qui n’avait qu’à pas se construire à cet endroit. Et obligeait le gouvernement à venir en aide, ce qui est tout à fait normal pour des politiciens en pareillescirconstances. Pourquoi reprocher au gouvernement d’avoir agi de manière responsable, alors que les banques et l’économie de marché sont en cause ?

Fin de la discussion, il changea de sujet. Il est clair qu’il avait compris et ne désirait pas, remettre en question l’obligation qu’ont les citoyens de passer par les institutions financières pour se procurer leurs besoins essentiels, de logis en occurrence par le biais de l’hypothèque. À quoi bon pour une société de maintenir un système qui est incapable de faire preuve d’humanisme, alors qu’il nous appauvrit par des intérêts sur les besoins essentiels ? Si ce n’est que dans le but de préserver l’arme de la peur, pour maintenir une forme d’esclavage auprès de la population. Je suis d’accord avec le fait qu’il faut vivre selon nos moyens, mais si la libre concurrence détruit tous les efforts de sensibilisation, il m’apparaît logique de remettre en question les fondements mêmes de l’économie de marché (fictive) ainsi que sa prédominance sur le réel, puisque de toute façon. En bout de ligne nous assumons collectivement les besoins essentiels humains, par l’entremise de nos gouvernements. Aussi bien collectivement récolter les profits générés par les besoins essentiels et les investir dans l’amélioration du bien-être de la société. Et leur argumentation principale pour le maintien de cette libre concurrence qui est de protéger le consommateur contre une monopolisation des produits nous protégeant d’une hausse de prix, ne tient pas la route. Car le consommateur n’a rien à dire, sur la fixation des prix dans le système actuel. Ce n’est ni plus ni moins qu’une légende urbaine.

Il est évident pour nous tous, que si l’on désire vraiment se prendre en main collectivement, nous devrons obligatoirement faire cette réflexion. En abolissant l’économie fictive, il y aura d’énormes perturbations au sein de notre société. Des milliers de personnes perdront leur emploi, à ce moment nous intégrerons cette force de travail dans les services essentiels et besoins collectifs. En diminuant les heures de travail de ceux et celles qui y sont déjà, qui sait il découvrira peut-être les humains qui sont dans ses endroits, ou lieu de les considérer comme de simple client potentiel. Dont la plupart ne sont qu’une perte de temps, car n’ont pas beaucoup de profits à en tirer. Il sera de notre ressort de protéger les acquis actuels de l’économie réel pour chaque individu composant notre collectif et élaborer un projet de société bien structuré, garantissant le bien-être de chacun. Ainsi nous apporterons un léger baume pour ceux et celles qui perdront beaucoup de valeur fictive, qui compensera la dette fictive.

En conclusion de cette partie, les fondements de l’économie n’ont qu’un seul but. Satisfaire l’oisiveté de certains individus, en n’exploitant que les faiblesses des êtres humains. Après quelques siècles de manipulation génétique négative, nous observons les effets sur le mode de pensée collectif. Imaginer maintenant, une telle manipulation dans le sens de la beauté de la race humaine, que pourrait-elle engendrer dans 4 ou 5 générations ? C’est bien cette race qui défi les lois de l’espace en vivant dans une station orbitale, qui nous à offert cette merveille de technologie qu’est l’ordinateur, qui à fait progressé les techniques pour faciliter la production de tout produit et non l’économie fictive. Je vous laisse sur cette pensée, bien qu’écrite par un évêque catholique n’enlève rien à la véracité de ces propos. Le pouvoir de l’argent ou, en d’autres mots, le pouvoir des financiers internationaux, repose dans l’ignorance du peuple. Les financiers perdront leur pouvoir seulement lorsque le peuple découvrira leur escroquerie. L’État retrouvera alors sa force, et toute la société deviendra aussi plus forte. La force politique provient de la force publique. (2) Bonne journée !

 

 

(1) Livre jaune no5, Les éditions FÉLIX,                                                                                    (2) Sous le Signe de l’Abondance, de Louis Even

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