Ils ont donc continué dans cette direction, qu’ils savaient problématique pour les paysans mais sécurisant pour eux. Précarité de l’emploi, stress au travail, l’évolution rapide de l’ensemble des métiers, obligeant ainsi les travailleurs à se mettre à jour continuellement, etc.… Ajouter à cela la peur de voir son banquier saisir sa maison à cause de l’endettement volontaire (envers qui?) et vous avez tout ce qu’il faut pour maintenir les paysans tranquilles. Incapable de s’imaginer pouvoir faire autrement.

Pendant ce temps, le commerce prenait une telle ampleur. Aujourd’hui il n’est plus parallèle au besoin essentiel de l’humain, il en est devenu le maitre d’œuvre. Les travailleurs qui s’enrichissaient matériellement, ont été aveugles à cette réalité. Nous entrainant ainsi dans une spirale infernale, travaillé pour consommer et consommer pour travailler. Nous nous sommes donc pris à notre propre piège, tournant en rond tout comme un chien courant après sa queue.

 Dans la nature conceptuelle du commerce, les besoins essentiels de l’humain ne pourront jamais être rentables. Car les profits sont comptabilisés en fonction du bien-être de l’individu et non en valeur matérielle comme l’argent. Donc tous les travailleurs de la santé, de l’éducation, services sociaux, justice, etc.… Sont des dépenses inutiles aux yeux du commerce. Ce qui explique en grande partie que tous les pays industrialisés et les citoyens de ces pays sont aujourd’hui surendettés. Il est donc primordial pour notre société de retrouver cette dualité millénaire entre les besoins essentiels et le commerce. À l’époque les ouvriers bâtissaient les châteaux, ils y commerçaient mais n’y habitaient pas sauf si une menace planait sur eux. C’était l’entente avec la riche royauté, qui collectait des impôts en échange de protection militaire et quand ils abusaient, le peuple se retournaient contre eux et exigeait le retour à l’équilibre. C’est l’origine des premières constitutions, remplissent t’elle vraiment leur rôle ?

En agissant ainsi on pourra rétablir un certain équilibre, en déterminant ce qui est requis pour les besoins essentiels de la société, alimentation, logement, santé, éducation et faire travailler la force ouvrière dans ce but premier, répartissant à part égale entre chaque individu apte au travail ou à étudier. Ensuite viendront les profits. Les personnes feront les heures qu’ils désirent en fonction des richesses qu’ils veulent acquérir, un peu comme mon grand-père à l’époque, à la différence que la terre ne lui appartient plus.

Ce qui éliminera par conséquent la peur de perdre sa maison, la crainte de ne pas être capable de subvenir aux besoins de sa famille. Instaurant la stabilité tant recherchée, offrant la réelle possibilité aux nouveaux parents qui désirent élever leur enfant eux-mêmes, de le faire dans un climat serein à l’abri des créanciers. Protègeras un peu plus les personnes contre les abus de toutes natures, ce qui est plus présent pour les femmes surtout. Elles n’auront qu’a quitté cet endroit et aller faire les heures requises ailleurs, n’ayant comme soucis que leur bien-être à elles. Donnant le choix à chaque individu de prendre sa retraite progressive ou préventive, quand il le souhaite en étant à l’écoute de leur corps. Le burn-out qui sont en progression, etc.… Bien qu’il n’existe pas de solution miracle, ça pourrait donner un sérieux coup de pouce.

Ainsi, il nous sera plus facile d’élaborer une stratégie environnementale plus performante, facilitera la gestion des ressources naturelle. Créera un climat plus sécuritaire au travail, car la peur de perdre son emploi n’étant plus de mise on n’acceptera plus n’importe quoi. . Et cette spirale entraine par le fait même une vulnérabilité pour les entreprises. Même si le patron est respectueux des conditions de travail de ses employés, il est très couteux de rendre tous leséquipements sécuritaires. Trop d’investissement en ce domaine, non rentable aux yeux du commerce (la preuve est que le gouvernement doit dépenser des millions pour inciter les entreprises à moderniser et à sécuriser leur équipement), peu mettre l’entreprise en faillite. Est-ce normal ? Bien sûr, nous avons la CSST. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer, pourquoi les inspecteurs et inspectrices, prennent rendez-vous avec les patrons six mois à l’avance ? C’est certain que les conditions de travails normales de l’entreprise vous ne les verrez jamais. Tout comme vous quand on reçoit de la visite, on porte une attention particulière à la propreté des lieux, etc.… Les visites surprise, ça ne vous intéresse pas ? Et si un texte de loi vous empêche d’agir ainsi, pourquoi est-il au-dessus de la vie des travailleurs ?                          On connaît tous les luttes sociales menées par les syndicats, contre certain employeur avare et peu scrupuleux. Ce phénomène existait hier et ne changera pas demain. Lorsque nous rétablirons la séparation naturelle entre les besoins essentiels et le commerce, en priorisant notre bien-être collectif. Cela amènera cette classe de dirigeant vers la destruction systématique de leur entreprise, car plus personne n’ira travailler pour eux. Bien sûr que cela provoquera une diminution de l’offre, mais cela est un mal nécessaire selon moi, si on désire discipliner nos habitudes de consommateurs dans le but de préserver nos ressources pour les générations futures. Il ne s’agit pas d’arrêté de consommer, mais simplement d’acheter quand cela est vraiment nécessaire, tout comme mon grand-père.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              C’est un peu ce que les partisans de la séparation des banques proposent, mais ils ne vont pas aussi loin. Gardant leur mainmise sur nous. Et le seul moyen est vraiment la séparation des besoins essentiels et du commerce. Conscient je suis, que le pommier nous offre ses fruits mais que je dois faire l’effort d’aller les cueillir. Conscient je suis, plus j’exige la perfection à la pomme, plus j’agresse l’environnement.  En échange de cette séparation je suis prêt à renoncer à mon assurance maison, mon assurance auto, mon assurance invalidité, etc.… Et même se suit prêt à sacrifier sur l’autel de l’humanité, mon assurance-vie qui deviendra par le fait même d’une nullité totale. Et de plus, lorsqu’il y à une catastrophe naturelle, les compagnies d’assurances ne déboursent seulement que la partie assurable de la catastrophe. Même devant une telle détresse humaine, elles ne désirent pas sacrifier leurs profits, n’accomplissant qu’en partis le rôle que l’on attend d’elles, de peur de se faire gronder par les actionnaires. A quoi bon alors maintenir cette partie du système, si elles ne rencontrent pas les objectifs qu’on leur demande, Penser-y ! Bonne journée !

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