Dans mon premier article sur les véritables enjeux de la crise étudiante (1), j’ai abordé deux sujets principaux. Premièrement, je vous expliquais ma vision du rôle que doit occuper l’éducation au sein de notre société, ainsi que sur le développement humain. J’évoquais les effets négatifs, que notre modèle de pensée collective actuelle, engendre sur le développement humain. Deuxièmement, conscient que la science et la technique avancent à un rythme effréné, il serait sage de s’assurer que toutes les nouvelles découvertes soient présentées à l’ensemble de la société, surtout dans des domaines critiques tels que la santé, afin que collectivement, l’on puisse évaluer ensemble les impacts réels et prendre les décisions de façon éclairée, tout en assumant nos responsabilités. Ce que le système actuel ne permet pas, à cause de ce sacro-saint, non-ingérence du public dans le privé. Qui nous fait subir, sans pouvoir se prononcer. Qui de plus, peut occasionner une pression inhumaine sur nos décideurs privés. Dans celui-ci, je tenterai de vous expliquer que les étudiants, que l’on décrie dans tous les médias conventionnels, comme étant des enfants gâtés ou enfants rois. Certains d’entre eux ne sont en réalité, que des enfants sensibilisés et déçus.

 

Vers le début des années quatre-vingt, notre société a reçu un signal terrible. Si l’on continue dans cette voie, l’humanité dans son ensemble est en danger réel d’extinction, que si l’on ne réagit pas rapidement au niveau de l’environnement et de notre consommation excessive, nous risquons nous-mêmes de causer notre perte. Depuis, la prostitution intellectuelle s’est chargée d’amoindrir cette réalité, mais le fait demeure. S’est ensuivie une sensibilisation à grande échelle, sur la nécessiter de protéger notre planète et de réduire notre façon de consommer. On a depuis, instauré un volet recyclage à nos habitudes de vie qui existait déjà depuis un certain temps dans d’autres pays. On a pris conscience que l’eau de consommation, n’est pas une ressource inépuisable et quelle doit être préservée. L’équilibre de notre planète ne tient qu’à un fil, il faut amoindrir les traces laissées par l’homme sur elle. Le mythe de la surpopulation, etc. Et petit à petit cette crainte collective engendre des signes encourageants, et ce quoiqu’il reste encore beaucoup trop d’arroseurs de gazon. Néanmoins, ils ont presque tous un bac de recyclage rempli. Il est très difficile de changer le comportement de 7 millions de Québécois, et encore plus difficile pour un millier de décideurs. Mais voici une partie des valeurs sociétaires, que nous avons transmise aux générations subséquentes, depuis ce choc collectif.

 

En une trentaine d’années, beaucoup d’efforts ont été faits concernant l’environnement. Les industries contrôlent de plus en plus leurs procédés de fabrication, qui en résulte en une légère diminution des émissions polluantes dans l’atmosphère. Les modifications de leurs équipements sont en partie subventionnées par nos impôts. Réglementation environnementale plus strict, sauf pour M. Harper bien sûr, etc. La société en général participe à cet effort, de bonne foi, mais que récoltons-nous pour ces efforts? Des dirigeants qui sont incapables de conclure une entente concrète et quand ils y parviennent comme à KYOTO, sont incapables de forcer la main des entreprises, afin qu’elles y participent de manière plus active. Des voitures moins polluantes, qui masquent une décision prise en 1984 par les gouvernements américains et japonais, concernant la voiture électrique. Afin de maintenir les recettes obtenues de l’essence, ironiquement le secteur automobile a reçu de l’argent du gouvernement américain en 2008, qu’en est-il des autres secteurs? Mais sur ce point, la pression collective s’est maintenue, et GM a obtenu l’autorisation de dépoussiérer ses plans et voici qu’arrive la Volt, 28 ans de retard technologique sur l’amélioration de la voiture électrique en production de masse, dans le but de préserver un système politique et monétaire déficient dont ils profitent largement. (2) (3) Aucun argument valable ne justifie ce retard évolutif. Certainement pas la faible demande, si l’on considère la règle de l’offre et de la demande sur laquelle ils s’appuient pour nous faire avaler n’importe quoi, car il est logique d’avoir une faible production de départ sur un quelconque produit, la production s’ajuste à la demande, plus le produit a fait ses preuves, plus les craintes du consommateur se dissipent et plus il voudra acquérir ce produit. Et encore moins un gouvernement supposément responsable, qui refuse d’affronter son électorat sur les réelles implications économiques que produiront les pertes subies des revenus pétroliers, préférant ainsi maintenir cette démocratie totalitaire, où seul une élite peut décider ce qui est bon pour le peuple et non l’inverse. Si vous êtes comme moi, ça vous laisse un goût amer n’est-ce pas? Et nos jeunes qui occupent nos universités, connaissent beaucoup plus que moi tout ce que cela peut représenter. Belle récolte non! Toutes les actions politiques se sont concentrées sur le thème de l’environnement et qu’end est-il de la consommation excessive?

 

Selon ce que nous lisons, un peu partout, la consommation excessive bat son plein. Les consommateurs ne désirent pas changer leurs habitudes et ils ne cessent de nous le rappeler. Écartant du même coup, tout questionnement collectif. Mais quelles actions concrètes, ont été réalisées par nos dirigeants pour aider le consommateur? Tout comme ils l’ont fait pour le recyclage. Rien, zéro, niet, pourtant avec un peu de bonne volonté et de courage, ils n’auraient dû proposer des mesures simples et concrètent. Cela ne fait qu’une trentaine d’années où l’ont à recevoir le signal, mais ils préfèrent abandonner le consommateur face à lui-même. Un exemple; le téléphone cellulaire, est-il justifié de maintenir un système qui nous offre une panoplie de modèle qui ne se distingue que par leur apparence et quelques applications aussi farfelues les unes que les autres et changent un rythme effréné qui nous incite à en acheter un autre pour être à jour, alors que le vieux qui est encore fonctionnel se retrouve dans le bac à jouet des enfants lorsque celui-ci est désactivé? Ma réponse est non! Je vois déjà les défenseurs de la libre entreprise s’activer les neurones afin de répliquer à cette affirmation de ma part, je tiens seulement à vous rappeler ce dont il est question ici, élaborer une stratégie collective dans le but d’offrir un avenir meilleur pour notre race humaine sur cette merveilleuse planète bleue, rien que cela! Qu’on fait nos dirigeants pour discipliner les industriels qui nous procurent des produits de faible qualité, nous obligeant ainsi à les réparer dans la meilleure des cas pour maintenir les profits, qu’ils offrent à leurs actionnaires? Rien, un gros zéro, niet. Faisons une petite comparaison voulez-vous? Pour la protection de l’environnement, on a élaboré un programme de recyclage et l’on peut observer un certain positivisme mais nous constatons en même temps que ce n’est pas facile. Et la consommation de masse aucune stratégie de proposée, le néant, peut-on s’attendre vraiment à observer autre chose que ce qu’on l’on voit actuellement?

 

Nous sommes bien loin des frais de scolarité hein! Mais le peu que je vous décris ci-haut, ne vous gênez pas vous avez vos propres idées et elles sont aussi bonnes sinon meilleures que les miennes, pour offrir à notre descendance une aussi bonne qualité de vie que la nôtre. Et cela les enfants qui ont été sensibilisés dans le ventre de leur mère et qui occupent désormais nosCEGEPS et universités en sont bien conscients et pas seulement eux, la loi 78 et l’impossibilité de Madame MAROIS de trouver une signification réelle au carré rouge déclarent un état de panique généralisé du politique envers cette conscience collective et ne désire vraiment pas en discuter publiquement. Allons-nous abandonner nos jeunes qui, dans le fond n’ont qu’à patienter et lorsque les adultes actuels s’éteindront dans la misère spirituelle pour la plupart d’entre nous indépendamment de nos moyens financiers, ils feront ce qu’il faut pour changer les règles du jeu comme ils l’entendent (n’est ce pas une belle preuve d’amour qui nous fait là dans les rues!) ou bien si l’on va se permettre d’éveiller nos consciences d’adultes, exiger notre droit de discuter des vrais enjeux de notre société et ainsi élaborer une stratégie commune pour notre épanouissement collectif et n’oublions pas que c’est nous qui leur avons transmis ces valeurs. Et plus nous revendiquerons notre droit dans le calme et dans un esprit festif car l’éveil de la conscience collective est un heureux évènement en soi, plus nous aiderons nos politiciens et décideurs à contrôler leur propre peur et leur propre crainte et ainsi nous amènerons un climat propice à la discussion. N’est-ce pas là une des grandes lignes d’une démocratie citoyenne active? Ce qui est fait est fait, regardons plutôt vers l’avenir. Nous en bénéficierons tous. Bonne journée!

 

(1) Les dessous de le crise étudiante. | CentPapiers

(2)Qui a tue´ la voiture e´lectrique ? – YouTube

(3) Catalogue – Éditions MultiMondes  Rouler sans pétrole, auteur Pierre Langlois

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