Un jour, votre banquier vous a accordé un prêt, pour acheter une  voiture, ou une maison.  Vous vous êtes  demandé où ce brave homme avait trouvé l’argent qu’il vous prête de si bonne grâce…  Pensez-vous, comme la plupart des gens,  que c’est l’argent des déposants dans sa banque?  ou bien  que c’est de l’argent qui appartient en propre à la banque?  ou bien encore que la banque a emprunté cet argent?

Eh bien non, si vous pensez ça, vous avez tout faux ! Le banquier, aussi surprenant que cela paraisse, a créé , ou si vous voulez, « fabriqué » l’argent qu’il vous prête. Oh, bien sur, il n’a pas chez lui une machine à imprimer les billets, il lui suffit de taper sur le clavier de son ordinateur la somme qu’il a ainsi créée…L’argent, c’est  donc simplement des chiffres écrits dans la mémoire de son ordinateur… Pourtant, cet argent qu’il vous a prêté, il existe bien réellement, puisqu’il vous a servi à acheter la voiture, en faisant un chèque à votre garagiste…Par contre, si vous aviez demandé à votre banquier des vrais billets, il vous aurait fait un peu la gueule… Eh oui,  les banques n’aiment pas donner de l’argent sous forme de billets, car ces billets, il faut vraiment qu’elles les possèdent.

Mais revenons à votre emprunt. Tous les mois, vous allez  ensuite  rembourser les mensualités, jusqu’à ce que ce que tout le capital emprunté soit ainsi remboursé. Le banquier aura  alors simplement effacé électroniquement votre dette …Enfin, à un détail près, vous lui aurez aussi versé tous les mois un intérêt. Et cette somme, il ne l’efface pas, il la met sur le compte de la banque. Il faut bien que sa banque fasse des bénéfices…

En résumé, le banquier vous a prêté de l’argent qu’il n’avait pas, et il a gardé de l’argent que vous aviez…

Ainsi, le banquier a créé de la monnaie à partir de rien – ou presque rien ,car , pour être tout à fait précis, il doit  possèder un tout petit pourcentage de la somme pour avoir le droit de créer le reste. Maintenant, cet argent va circuler du compte du garagiste vers d’autres comptes, de banque en banque.
Cette façon de créer la monnaie par les banques, c’est quelque chose de connu par tous ceux qui étudient la finance . Curieusement les médias n’en parlent jamais. Voilà déjà un vilain petit secret… Mais nous n’avons pas fini, vous allez découvrir d’autres…

Nous venons de dire que les banques privées créent la monnaie, disons  la plus grande partie de la monnaie, car les billets de banque, qui sont toujours imprimés par ce qu’on appelle les « banques centrales », ne constituent qu’une infime partie de la monnaie en circulation.

Maintenant, nous devons parler d’une date importante de l’histoire de France, une date dont personne ne vous parle jamais…il s’agit du 3 janvier 1973.

Replaçons- nous dans le contexte de ce jour là. Le président de la République est Georges pompidou, ancien de la banque Rotschild. Les rares députés présents à l’assemblée nationale sont encore embués par les festoiements de la Saint Sylvestre…et ne lisent pas très bien ce qu’on leur demande de voter. Et puis, s’ils essayaient, ils n’y comprendraient rien, c’est du jargon financier …Bref, ce jour là, nos pauvres députés, sans le savoir, ont livré la France à la haute finance internationale. En effet, la loi qu’ils votent interdit dorénavant à la France de créer sa propre monnaie, et oblige notre pays à emprunter aux financiers et aux banques privés!

Il faut savoir que jusqu’alors,la France empruntait à taux zéro à la banque de France. Normal, puisque la banque de France, c’était aussi la France. Pour voir à quel point les conséquences allaient être pour nous catastrophiques, il suffit de calculer le cumul les intérêts des emprunts que la France a du payer au marché privé depuis ce jour malheureux… Nous trouvons exactement la somme correspondant à la dette de la France , 1500 milliards d’euros…Autrement dit, sans cette loi , la France ne serait pratiquement pas endettée aujourd’hui… Par cette loi, la France a rejoint le troupeau des vaches à lait de la finance internationale.

Bien sur, dans la plupart des pays occidentaux, des lois similaires ont été votées en douce, sans éveiller l’attention des peuples. Les Américains ont eu la leur, le 23 décembre 1913 ( tiens donc, encore une période de fête…) Ce jour là, le sénat a donné à la FED , la banque centrale américaine, le droit de création monétaire. C’est très bien, me direz-vous, ce n’est pas une banque privée….Eh bien détrompez-vous, la FED a la couleur et le nom d’une banque d’état, mais c’est bien une banque privée résultant de l’association des banques américaines..Le loup a su se déguiser en berger pour entrer dans la bergerie..Ce jour là est à marquer d’une pierre noire dans le calendrier de l’humanité, car le monstre financier  qui dévorera la planète venait de naître. D’ailleurs , le président Wilson, président des états Unis d’alors, ainsi que de nombreux sénateurs , et l’ancien secrétaire au trésor, Salmon P. Chase, garderont toute leur vie le remords d’avoir laissé passer une telle loi…ce dernier écrira:

« Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’en avons jamais vue dans ce pays ».

Cette main mise de la finance américaine sur le gouvernement des Etats Unis aura sa part de responsabilité dans la crise de 1929 .
Le président des Etats Unis, JF Kennedy, essaiera en 1963  de reprendre la main en exigeant  l’impression d’une monnaie vraiment fédérale. Curieusement, il sera  assassiné juste avant que ces billets ne soient utilisés, et les billets seront  détruits immédiatement après sa mort.

Cependant, le pouvoir des banques ne pouvait pas encore donner sa pleine mesure, car le dollar, comme c’était écrit sur chaque billet, pouvait être échangé contre de l’or … jusqu’à ce fameux 15 août 1971 ( tiens donc, encore un jour de fête, décidément  curieux…). Ce jour là, le Président Nixon mettait fin à la convertibilité du Dollar en or…A partir de cet instant, les banques américaines pourront « fabriquer » autant de dollars qu’elles voudront, il suffira que des gens les acceptent…Et pour que le monde ait besoin de dollars, il suffira   de développer les échanges entre tous les pays. C’est  ainsi  que  nous eûmes  le début de la « Mondialisation » … Oh, bien sur, certains états  prirent conscience qu’ils allaient se faire payer en monnaie de singe, notamment les producteurs de pétrole, qui se dirent que si les américains pouvaient imprimer autant de dollars qu’ils voulaient pour acheter la planête, alors ils pourraient payer le pétrole plus cher…et c’est ainsi que nous eûmes  les chocs pétroliers.

Plus récemment, un autre président des Etats Unis tentera de reprendre le pouvoir aux banques américaines, alors que sous les yeux de tous, la mondialisation ruine le Mexique et la Thaïlande: Le président Clinton lance en septembre 1998  un appel pour « une nouvelle architecture financière internationale ». C’est alors que, manque de chance une fois de plus, l’affaire Lewinsky paralysera son initiative et celle de son secrétaire au Trésor, Robert Rubin.

  Comme on le voit, toute l’histoire  de la planète, publique comme privée,  est en relation directe avec la création monnétaire….

Mais revenons à l’Europe…La loi du 3 janvier 1973 devait  maintenant avoir son équivallent dans la communauté européenne. Aussi cette loi a-t-elle été glissée  dans le traité de Maastricht (article 104) , et aussi dans la constitution proposée en référendum….mais là, petit grain de sable dans la machine bien huilée, les  Français, et d’autres peuples,  rejetèrent cette constitution…Qu’à cela ne tienne, la Haute Finance, quand son intérêt l’exige, montre bien qu’elle est au dessus des démocraties, et la loi fut introduite dans le traité de Lisbonne: l’article 123  reprend exactement la loi de 1973 au niveau de l’Europe et de la banque centrale européenne.

Loi du 3 janvier 73, article 123 du traité de Lisbonne, article 104 du traité de Maastricht,…aviez vous entendu un seul média parler de tout cela? Avez-vous déjà entendu un journaliste poser la question qui fâche:  » Mais pourquoi donc les états n’ont-ils pas le droit d’emprunter à la BCE à faible taux, comme le font les banques, pourquoi doivent-ils emprunter aux banques privées, à des taux bien supérieurs? » Les journalistes qui ont posé la question en direct dans les médias ont été virés du jour au lendemain… La loi du silence est bien respectée…

Les conséquences de l’obligation faite aux états d’emprunter au marché privé sont absolument incalculables, et sans aucun doute, ont mené à la crise que nous subissons depuis plusieurs décennies.

Première conséquence, nous venons de le voir, la dette monstrueuse de la France, qui nous mène tout droit  à la ruine.

Deuxième conséquence, la disparition programmée de tous les services publics. Avant janvier 1973, la France pouvait investir aisément dans les travaux d’entretien et d’amélioration des services publics. En effet, rappelez vous ce que le banquier a fait concernant l’emprunt pour votre voiture…Eh bien , la banque de France faisait de même, elle créait la monnaie, puis effaçait cette monnaie créée, au fur et à mesure des remboursements. Mais sans intérêts, puisque la banque de France n’a pas besoin de faire des bénéfices. On appelait cela le Crédit Public. Depuis 1973, la France emprunte au marché privé, avec intérêts car les banques ont des actionnaires. Aujourd’hui, la dette est si importante qu’on ne fait plus de nouvelles dépenses, et les services publics vont donc disparaître.

Troisième conséquence, la France n’est plus un pays libre de ses choix. Chaque année, notre pays rembourse une partie de sa dette, mais comme la charge des intérêts est très lourde, elle n’arrive pas à réduire cette dette. Il lui faut donc, à intervalles réguliers, faire de nouveaux emprunts, au taux d’intérêt du moment. Les agences de notation, véritables chiens de garde de la haute finance, se chargent de donner une note à chaque pays, et de cette note dépend le taux d’intérêt des emprunts. Si un pays se conduit  mal, on « dégrade sa note » et ce pays doit alors emprunter à un taux élevé. Vous avez sans doute remarqué que les agences de notation dictent aujourd’hui ce que les pays ont le droit de faire…Par exemple, si le gouvernement français avait cédé un tant soit peu sur la réforme des retraites, les agences de notation auraient dégradé la note de la France, et nous mettaient en faillite… Curieusement, aucune banderole sur ce sujet lors des manifs sur la réforme des retraites. Les politiques, les syndicats et les médias ont bien respecté l’omerta imposée par le capitalisme financier.

Le cas de la Grèce et de l’Irlande nous en apprend toujours de meilleures sur ce système. Nous avons vu que les états n’avaient plus le doit d’emprunter à leur banque centrale. Mais les banques privées ont conservé ce droit! Et on voit alors quelque chose d’inimaginable: Les banques privées empruntent à la banque centrale à un taux de 1%, et re-prètent cet argent à la Grèce entre 7 et 10 % ….En d’autres termes, la haute finance, véritable charognarde, gagne encore plus d’argent sur le dos des états en difficultés.

Quatrième conséquence, se sont les peuples qui payent pour les crises de la haute finance: Puisque les états sont à la merci du capitalisme financier, ils lui obéissent au doigt et à l’oeil, notamment quand il faut renflouer les grosses banques…

Et bien d’autres conséquences, comme la société de consommation…ou la fracture sociale … Nous avons vu au début comment votre banquier créait la monnaie en vous faisant crédit. Mais vous aurait-il fait crédit s’il avait eu un doute sur votre capacité à le rembourser? bien sur que non. Les banques ne font crédit qu’aux gens suffisamment aisés, et donc créent la monnaie pour les classes les plus aisées. A contrario, peu de monnaie est créée pour les classes les plus défavorisées. Il y a donc finalement deux économies qui tournent séparément. Il y a l’économie des classes aisées, des riches, qui regorge de monnaie. D’une part, dans l’économie aisée, le crédit et la monnaie servent à investir pour des besoins qui ne sont pas indispensables, les investissements tentent de se placer où ils peuvent, dans les actions et l’immobilier, en créant des bulles… C’est aussi l’économie du gadget… Et d’autre part, il y a  l’économie d’en bas, celle des plus défavorisés, où les salaires réels diminuent, les industries des biens de consommation courants tournent au ralenti, car les consommateurs disposent de moins en moins de pouvoir  d’achat.                                                                                                                http://nllefeodalite.canalblog.com/

Posté par Gw Gidaz à 02:31

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