Humanologue, c’est l’habit que je porterai pour cet article. Car dans la très grande majorité de toutes ses réunions, États généraux et autres sommets, seuls les «ogues» et « istes » sont invités au banquet. Après tout on a loué la salle pour la soirée et les panélistes, certains ont un autre rendez-vous à 22 »30 donc l’avenir de la société québécoise devra attendre. Et pour finalement aboutir d’un rapport (en trois copies, peser bien fort sur le crayon pour la signature S.v.p.) qui s’avère tellement pertinent et évolutif qu’il accumule la poussière, dans la voute de l’assemblée nationale.

 On connaît tous l’ego des politiciens, je pense qu’avec tous les rapports, études et autres. S’ils s’avéraient être très avant-gardiste et productif, tous les politiciens s’empresseraient de les mettre en application, afin de faire leur marque politique pour l’histoire. Mais il n’en n’est rien. Conclusion tous ces « ogues » et « istes » n’ont pas de quoi se peter les bretelles et je me demande de plus en plus pourquoi ils ont le double ou le triple de mon salaire, aller savoir pourquoi? Finalement oublier l’humanologue, un bonnet d’âne suffira.

 Enseignement ou Éducation

 Les enseignants dénoncent depuis plusieurs années le fait que les parents s’impliquent de moins en moins auprès de leur enfant. Le gouvernement du N.B. a lancé une campagne publicitaire sur le sujet(1), confirmant ce phénomène. Sensibilisant la populace, passant sous silence le fond des choses. L’une de ses causes est simplement le fait que les deux parents, ou le parent travaille. Les emplois sont de plus en plus exigeants (l’épuisement professionnel en hausse est un bon indicateur) (2), les horaires, la précarité, tous des facteurs qui affectent largement la conciliation travaille-famille. Un terme utilisé à une certaine époque, que l’on a vite retiré du vocabulaire, grossière erreur!

 Sans une réforme en profondeur du secteur de l’emploi, aucune mesure n’obtiendra de résultat viable, car le nœud familial commence par la présence et le bien-être du parent. L’aspect monétaire a aussi un impact majeur. On doit créer un environnement sain pour les parents, qui les inciteront à ne pas se sentir obligé d’aller travailler tous les deux. Chacun, à tour de rôle doit reprendre l’éducation de leur enfant au détriment, momentané de leur carrière. Ce n’est pas à la société de prendre cette responsabilité, mais à elle de créer un environnement adéquat pour aider le parent à prendre les siennes. Et cette question ne se posait pas il y a à peine cent ans.

 Pour les familles monoparentales, là les garderies sont une nécessité pour aider ce parent (encore là c’est questionnable dans une vraie réforme), et non pas inciter les parents à fuir leurs responsabilités comme c’est le cas aujourd’hui. Sans une remise en question des garderies et de leur pertinence, on criera encore au scandale de la déresponsabilisation parentale déshumanisante et ce qu’elle entraîne sur nos jeunes. Si Madame Marois, permet véritablement cette réflexion de manière impartiale. Elle posera ainsi un très grand geste d’humilité, digne d’une grande politicienne. Attendons voir! Économie, marché de l’emploi, garderie, en vase communicant pour l’amélioration de l’éducation.

 Financement

 Disons le haut et fort : L’éducation est le cœur de l’économie, sans elles pas de nouveau produit, pas de nouveau marché, pas de nouvelle découverte, pas de … Pour toutes ces raisons l’éducation ne doit pas être considérée comme une dépense que seuls les contribuables doivent assumer, mais une valeur ajoutée à l’économie québécoise. C’était vrai hier et encore plus aujourd’hui dans notre économie du savoir. Certains affirment que les individus désirant avoir des études supérieures, doivent payer plus car ils auront de meilleurs salaires au cours de leur carrière. Cela a une certaine logique, seulement si les structures du marché l’emploi leur garantissent un poste de qualité dans le domaine ou ils investissent, ce qui n’est pas le cas.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                En plus, soyons honnêtes. Quelles sont les chances pour un journalier de vous proposer une idée révolutionnaire sur votre procédé de fabrication, ou pour l’opérateur d’élaborer une modification sur vos équipements, améliorant la productivité et la sécurité de celle-ci? À la base elle semble nulle, mais il y en à. Et ceux qui les proposent, ont les connaissances pour le faire, la majorité des connaissances s’acquiert par l’éducation. Donc plus le niveau d’enseignement des travailleurs est élevé, plus le processus d’amélioration continue de l’entreprise sera efficace et l’économie en bénéficiera. Confirmant encore plus le fait que L’ÉDUCATION EST UNE VALEUR AJOUTÉE À L’ÉCONOMIE et non pas une dépense comme les gourous des différentes chambres de commerce répètent ad nauséam depuis plus de cinquante ans.

 Pédagogie :

 De quelle manière enseigné le Français, les mathématiques. Est-il pertinent d’introduire l’anglais de façon intensive, etc.… Ce sont là quelques-unes des questions abordées dans ce thème. Une que j’aimerais voir discuté est celle-ci : L’environnement, je sais que les élèves sont déjà sensibilisés à cet égard. Mais j’aimerais voir approfondir le volet « consommation ». En tant que parent, je dois faire réfléchir mon enfant sur la nécessité d’acheter quelque chose, en a-t-il vraiment besoin. Sois qu’une autre solution est envisageable, emprunt, location, etc.… Pourrait-on élaborer un programme démontrant toutes les ressources et les étapes impliquer dans la simple manette de jeu qu’il utilise. De l’extraction du pétrole, aux transports, fabrication, toutes les opérations et tout ce qui est nécessaire à chacune de ses opérations. Ce qui pourrait l’aider à concevoir toute l’étendue de ce qui est caché derrière sa manette. Ainsi nous débuterons peut-être un nouveau programme de sensibilisation, et qui sait les résultats que l’on obtiendra pour les générations futures?

 Conclusion :

 Au début de l’article, j’ironisais sur les « ogues » et « istes », il est clair que sans le courage politique et la volonté du peuple. Tout changement majeur de nos mœurs et coutumes, seront des vœux pieux. Le peuple à parler à travers les étudiants, ils ont ouvert le bal et nous les avons appuyés. Disant par le fait même que nous sommes mûres pour des changements et avons la volonté de le faire. Aux élections, nous avons indiqué clairement, qu’aucun des partis ne se démarquait des autres, ouvrant la porte à de nouveaux discours. À une nouvelle idéologie sociétaire, teintée de social-démocratie, ni de gauche, ni de droite, purement humaine. La balle est dans le camp des politiciens, est-ce que le courage sera au rendez-vous, sachant que la volonté du peuple est présente pour les appuyés ?

 Je ne suis qu’un humble « paysan travailleur », mais je constate que notre échelle de Jacob s’enlise de plus en plus dans les sables mouvants du temps, sous le poids démographique devenu trop lourd pour les fondations sur lequel elle repose. Il est vital de solidifier ces fondations, si l’on veut atteindre de nouveau sommet. Maintenant il est temps d’agir. Bonne journée!                                                                                                                                                                                                                                                                                          (1) Implication parentale – YouTube

(2) Affaires RH > Solutions-gestion : Travail et vie personnelle, un équilibre difficile à établir (7508)

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