Faisons un petit exercice voulez-vous! Mettez votre main sur un œil, ensuite observer et mémoriser un point précis un mur de la pièce où vous vous situez. Bien, je vous en reparle à la fin!

Le modèle de rémunération actuelle est totalement biaisé, basé sur des fondements d’injustice, d’inégalité et contre nature, qui avait peu d’impact sur le quotidien des individus à l’époque. Mais aujourd’hui avec l’évolution, il en est tout autrement et nous détournons notre jalousie collective envers le 1% et les joueurs de hockey. Ou préférons mépriser les assistés sociaux, mais tant que nous n’aurons pas le désir de nous regarder dans le miroir, rien ne changera. Et si vous le faite, vous découvrirez que c’est le modèle d’arrogance, d’égoïsme et de manipulation par excellence, cette dernière on le sait depuis longtemps. D’où l’origine de notre incapacité à combattre l’injustice causée par la répartition de la richesse inégale et ce de manière adéquate, rendant ainsi la solidarité sociale presque impossible. Le grand « succès story » systémique de l’oligarchie dominante.

Les avocats, notaires, médecins, psychologues, économistes, etc.… sont très prétentieux lorsqu’ils exigent d’être mieux rémunérés que les mécaniciens, infirmiers, charpentiers et autres. Est-ce que le simple fait d’avoir étudié un peu plus longtemps, ou de s’endetter un peu plus, justifie que leur temps est plus précieux que celui des autres? On s’excuse, mais cela ne tient pas la route, humainement parlant et de plus, est très irrespectueux de la nature humaine, mais d’une efficacité atomique pour l’élite. Du simple fait que personne possédant un certain pouvoir, ne mettra jamais en doute cette partie du système, car il en bénéficie pleinement. Mais en réalité, il s’agit de la clé de voute si l’on désire de véritable changement en profondeur basé sur le respect d’autrui et l’économie réelle.

Le mépris et l’outrecuidance d’une classe élitiste envers les paysans de l’époque sont à l’origine du modèle de répartition de la richesse actuelle et sont les fondations sur lesquels reposent, une grande partie de notre civilisation moderne (Économie). De plus, n’a jamais subi de véritable remise en question durant tout ce temps. Comme ils étaient éduqués, croyaient qu’ils ne faisaient pas partie de la simple populace paysanne et se devaient d’être mieux rémunéré pour leur savoir. Et cette même populace ne leur en tenait pas rigueur car l’aspect monétaire (fictif) occupait une place plutôt marginale de leur économie personnelle (réel), servant la plupart du temps pour les produits de luxe. De nos jours il en est tout autrement, personne ne peu assuré sa survivance sans l’aspect monétaire, les terres ne nous appartiennent plus, le troc est rendu un phénomène négligeable, impossible d’acquérir quoi que ce soit sans elle. Mais cette idéologie prétentieuse, elle est demeurée vierge.

Déjà la plupart des mieux instruits qui n’appartenaient pas à un ordre religieux, sévissaient dans l’économie fictive, ils étaient riches et en voulaient encore davantage, combiner avec une certaine idolâtrie de la part des gens, bien alimenté par le clergé. Mais après la révolution tranquille québécoise, cette idolâtrie collective s’est estompée. L’ouverture de l’éducation supérieure à un plus grand nombre de paysans nous à prouver qu’un individu désirant vraiment exercer dans ses professions peu très bien réussir, ce n’est pas une question de supériorité, mais une question d’aptitude et de désir.

Cette injustice se transmet maintenant envers les travailleurs manuels. Parce que la plupart d’entre eux n’ont pas de diplôme d’études supérieures à encadrer sur le mur, il est normal qu’il soit moins bien payé que moi. Eh bien, ceux qui approuvent cette affirmation, laissez-moi vous citer deux faits vécus. Le premier concerne un collègue de travail, qui effectuait sa tâche près d’une paroi. Soudainement il s’est retrouvé avec une mèche dans la tête, perçant la boîte crânienne et chatouillant légèrement son cerveau. Par inadvertance un travailleur (qui était de l’autre côté de la paroi) à trop pousser sur sa perceuse et il est arrivé cela, mauvais endroit, mauvais moment et il avait pris la précaution de ne pas appuyer sa tête sur la paroi. Le deuxième, une collègue s’écroule soudainement, totalement inconsciente. Arrivé sur place l’infirmière (heureusement la compagnie avait assez d’envergure pour avoir les moyens de se payer un service médical), lui ouvrit la bouche et insérait un tube dans la gorge afin d’administrer de l’air dans les poumons de ma collègue. La simple inhalation d’une vapeur de produit chimique, qu’un autre collègue utilisait plus loin, a provoqué le blocage des voies respiratoires. Sans le savoir, elle a développé une réaction allergique contre ce produit qu’elle côtoyait depuis un certain temps. Dans les deux cas mes collègues s’en sont bien tirés.

Malgré tous les efforts et toutes les différentes améliorations apportées, le travail manuel est et sera toujours plus risqué que toute autre forme de travail. Bien sûr nous avons la CSST, qui fait au mieux, pour la sensibilisation et la prévention, campagne publicitaire entre autres.   Mais l’aspect le plus négatif se trouve dans cette définition : Elle est devenue un outil de bonne Conscience, Sociale, Sécurisante, Trahissant toute la superficialité que vous accordez à la vie des humains et leur intégrité physique. Une poignée de dollars pour une main sectionnée, le double pour un bras, mais pas droit au même salaire, à quoi on joue là. Soyons sérieux si je vous donne le choix, la main ou l’enveloppe, quel est votre choix?

Ah, mais, j’oubliais, quelles sont les chances pour un avocat de se retrouver avec une mèche dans la tête, lorsqu’il présente son plaidoyer à la cour? Où celles d’un économiste présentant une stratégie financière à ses clients, de s’écrouler, inconscient, après que ses voies respiratoires se soient bloquées suite à la manipulation de produit chimique à coté de lui? Difficile de concevoir l’implication réelle de ces travailleurs, lorsqu’on est bien au chaud dans notre bureau, à l’abri de tous ses prédateurs nouveaux genres qui menacent notre intégrité physique ou notre vie.

Mais contrairement aux cueilleurs de fruits d’il y a de cela quelques milliers d’années, qui à l’époque traitaient avec respect ceux qui assuraient leur survie, en risquant la leur aux mains des prédateurs afin d’apporter les subsistances au village. Aujourd’hui les villageois qui restent bien au chaud au village, nous leur disons qu’ils sont indignes d’avoir autant de nourriture que nous, d’accumuler autant de richesse que nous, d’avoir droit au même confort que nous lors de leur retraite, sous prétexte d’une éducation supérieure et de l’économie. Un proverbe dit : « il ne faut pas mordre la main de celui qui vous nourrit.  » Et pour ce qu’il est des syndicats, ils sont tellement frileux lorsqu’il s’agit de cause sociale, qu’ils portent une petite laine et un col roulé à 32 degrés Celsius en plein soleil, comme on a vu durant la crise étudiante.

Êtes-vous toujours égoïstement, convaincu que votre temps est plus précieux à cause de ce vulgaire bout de papier? Ou à cause de quelques milliers de dollars de plus d’investis dans votre formation. Je vous suggère de seulement considérer votre diplôme pour ce qu’il est, une bénédiction que la société vous offre de gagner honnêtement votre vie, tout en réduisant votre risque aux lésions corporelles. L’humanité domine tellement ce qui est essentiel à sa survie (malgré le constat contraire dans les pays pauvres, mais ça c’est un autre débat), il est maintenant possible de libérer du temps de travail dans des secteurs moins névralgiques pour notre espèce. Maintenant sur quelle base s’appuie votre prétention salariale, la création de richesses. Faite moi rire!

Dans le nouveau modèle économique, on devra mettre un terme à cette pratique discriminatoire. Décréter que peu importe qui nous sommes, notre temps et nos aptitudes sont équivalents les uns aux autres. Ceci à pour origine tout simplement une loi plus universelle qui nous dicte que nous naissons et mourront tous après un temps. Donc tous les gens sont égaux à la base, mais l’implication personnelle sous différentes formes, dans la collectivité augmentera la richesse individuelle.

Sans vouloir offenser quiconque, les mouvements féministes ont bien servi les intérêts de l’oligarchie en menant le combat pour une égalité salariale homme-femme. Récoltant au passage quelques miettes dans élan de générosité de la classe dirigeante, qui fait dire au bon peuple qu’ils ne sont pas si insensibles après tout. Restreignant le débat dans une direction acceptable pour l’oligarchie, évitant ainsi de parler de la vraie discrimination. Celle qui dicte que le temps d’une personne vaut plus que celui de l’autre, qui inclut la parité homme-femme.

Ne pas demander à quelqu’un qui croit qu’il faut faire « rouler l’économie » de vous proposer ce genre de suggestion, qui est contre nature économique purement humanitaire. Ne faisons pas l’erreur de tout mettre sur le dos de la spéculation, ou du crime organisé, commençons par notre cour et le reste suivras. Ce n’est pas à nous de s’ajuster à l’économie, mais à l’économie à s’ajuster à nous, puisqu’il n’est qu’un outil de gestion pour notre bien-être, tout comme le marteau l’est pour le menuisier et quand son outil se brise ou ne convient plus à la tâche, il le remplace. Et ça fait déjà un bail qu’il ne convient plus. Détourner de sa vraie vocation par des individus qui tout comme les assistés sociaux, méprisent le travail tout autant, mais ont eu l’habileté de transformer cet outil « l’économie » en centralisant les bénéfices à leurs propres fins. Dont la loyauté envers vous se résume à chanter l’hymne national la main sur le cœur, influencer les politiciens à faire des guerres et de se pousser dans les paradis ‘fiscaux’ dès qu’il y à l’ombre de justice sociale qui apparaît à l’horizon. Vous méritez mieux à idolâtrer !

Et si nos dirigeants actuels refusent de se regrouper afin de les affronter, rendons-les plus forts en amorçant nous-mêmes les changements et ainsi ils sentiront notre appui et feront le nécessaire pour effectuer le virage. Vous, vous rappelez cet exercice au début de l’article, maintenant fixez le même point avec vos deux yeux. Sensiblement la même image, peut-être quelques objets de plus aux extrémités, quelques subtilités plus précises. Cette différence sera l’impact sur votre qualité de vie au quotidien à court terme, lorsque la majorité des citoyens retirera le bandeau de l’égoïsme et de la prétention qui couvrent son œil et établiras les nouvelles règles de travail et de répartition de la richesse. Avec de la bonne volonté, bien sûr! Et vous constatez avec la Grèce et l’Espagne, quelle solution nos leaders envisagent avec leurs ‘conseillers’ actuels. Bonne journée!

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