Il n’y a pas d’enfants stupides, il n’y a que des éducations imbéciles. Forcer l’écolier à se hisser au sommet du panier contribue au progrès laborieux de la rage et de la ruse animales mais sûrement pas au développement d’une intelligence créatrice et humaine. Dites-vous que nul n’est comparable ni réductible à qui que ce soit, à quoi que ce soit. Chacun possède ses qualités propres, il lui incombe seulement de les affiner pour le seul plaisir de se sentir en accord avec ce qui vit. Que l’on cesse donc d’exclure du champ éducatif l’enfant qui s’intéresse plus aux rêves et aux hamsters qu’à l’histoire de l’Empire romain. Pour qui refuse de se laisser programmer par les logiciels de la vente promotionnelle, tous les chemins mènent vers soi et à la création.”

Dans une société qui est de plus en plus individualiste, il est vraiment insensé de poursuivre avec ce modèle d’éducation, héritage de l’époque du rapport Parent. Pourtant il existe une solution alternative à phénomène soulevé ci-haut et dans la suite.

RAOUL VANEIGEM. Avertissement aux écoliers et lycéens

“Ne permettez plus que les hommes politiques stigmatisent l’insupportable violence faite aux individus alors qu’ils la suscitent sciemment, dès l’enfance, vulgarisant, au nom de la rentabilité, un élevage concentrationnaire où, parqués de vingt-cinq à trente par classe, les écoliers se trouvent crétinisés par les principes de compétition et de concurrence, soumis aux lois de la prédation, initiés au fétichisme de l’argent, confits dans la peur de l’échec, infestés par l’arrivisme, livrés à des fonctionnaires amers et mal payés, moins enclins à nourrir la curiosité des jeunes générations qu’à se venger sur elle de leurs infortunes.”

En bref la préparation à la vie quotidienne sur le marché du travail dans sa forme actuel.

RAOUL VANEIGEM. Pour l’abolition de la société marchande pour une société vivante

“C’est une oeuvre de longue haleine que d’enseigner l’indépendance, de la soutenir par une affection dispensée sans réserve, d’ôter la peur de soi et de promouvoir en chacun cette créativité qui est la vraie richesse humaine. La mutation de civilisation à laquelle nous assistons, a plongé dans le désarroi une multitude de gens si accoutumés d’être assistés, guidés, gouvernés, qu’ils ne conçoivent d’autre changement d’existence que le choix d’autres jougs.”

Une société composer de membres individualistes conformistes, heureusement qu’il reste encore quelques clowns pour se divertir. Sans eux nous vivrions dans une morosité conformiste individuelle. Et ce n’est pas volontaire, mais causer par la peur de l’inconnue. S’ajoute à cela la loi du moindre effort généraliser au sein de notre société, jumeler à la facilité d’obtention du résultat et vos obtenez la recette magique pour ce qui suit :

RAOUL VANEIGEM. Rien n’est sacré, tout peut se dire

Le système scolaire est à revoir on donne la peur de ne pas savoir au lieu d’enseigner l’amour de la connaissance, en fait il est très simple de comprendre que ce conditionnement n’a qu’un objectif, faire de vos enfants de bons et loyaux sujet ou mouton obéissant et ne remettant jamais en cause le système marchand dans lequel ils deviendront esclaves.

Et le meilleur levier pour en arriver là est la peur de l’échec, de pas savoir, obéissance dans une relation de soumission par la note, une relation de maître à esclave, dès le plus jeune âge feront que tout petit ils diront amen à tout ce que l’ on implantera sans jamais remettre en cause le mode de pensée dominant, sous peine d’ exclusion et de marginalisation .

Obéir deviendra une seconde nature ,et à force d’obéir on obtient des réflexes de soumission ……

Pour l’instant il y a peu d’échappatoire à ce conditionnement par l’État, le plus répandus est l’école à la maison.

L’État ne doit pas se substituer à la liberté d’un parent dans le choix de l’éducation de son enfant. Quoi de plus insultant que d’entendre les bien-pensants de notre société chercher à imposer leur chercher et leur conception plutôt tordue de la réalité.

http://www.quebecoislibre.org/06/061112-4.htm

Sommes nous sur le point d’assister à l’éveil de la conscience des parents sur cet aspect négatif pour le développement de nos enfants? La réponse à ce phénomène de la part des parentes vouées à leur culte adorateur du veau d’or moderne (économie), est que maintenant au Québec, nous ne prenons plus aucun risque. Dès qu’ils ont le biberon dans la bouche, nous les enfermons dans ce moule de conformité pour 0 à six ans (CPE). Comme s’il y aurait une forme quelconque de résistance passive présente dans l’esprit des générations précédentes face à cette névrose enseignée. Au grand déshonneur des marchands d’esclaves capitalistes.

Comme si ce n’était pas assez, bientôt disponible dans les cliniques de fertilisation, au nom de la seule liberté qui ne soit pas diluée de son sens, la libre entreprise. L’on proposera aux futurs parents un service de location de placenta bio, ils prélèveront un ovule de la future mère, ainsi que le sperme du futur père (encore lui le beau rôle, on s’excuse la nature et ainsi faite), et procèderont à la création du futur enfant à naître pour la modique somme de …

Ainsi la mère pourra si elle désire s’éviter les désagréments liés à la grossesse et à l’accouchement. Suite logique de ce modèle sociétaire pour qui le rôle de parent est une corvée.

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2011/02/17/20415084.html

Publicités