L’humain, animal qui ne possède pas la rapidité nécessaire pour attraper une souris sans user de sa ruse. Sans artifices, reviendras bredouille d’une chasse au cerf, car ces sens restreints ne lui permettront même pas d’un entrevoir un. Face à un ours, sa force moyenne le désavantage dans un combat, il doit utiliser sa ruse et ces artifices pour survivre. Malgré ses faiblesses naturelles, il ne mit que quelques milliers d’années pour s’imposer comme l’espèce dominante sur terre. Pour y parvenir, il a développé sa technologie et à créer des systèmes afin de vivre en société, restreignant le pouvoir des chefs de meute, qui durent trouver d’autre endroit pour délimiter leur territoire. Mais voilà, par définition, ses systèmes sont parasitaires et plus l’évolution se fait rapidement, plus ils nécessitent une constante attention de l’hôte (corps social) :

En biologie, le parasitisme désigne le fait pour un organisme vivant de se nourrir, s’abriter ou se reproduire en tirant profit d’un autre organisme (l’hôte).

L’une des évolutions marquantes de l’histoire d’un de ces parasites est sans doute le passage de l’humanité du polythéisme, vers le monothéisme, transition qui ne ce n’est pas faite sans souffrance et mépris de toute nature. La science ayant fait évoluer le transport, permettait maintenant la propagation de ses dogmes pas seulement de manière tribale, mais internationalement. Et les troubles que cela provoquait au sein de l’Empire romain, incitaient l’empereur Constantin 1er, d’exiger une réunion des plus influents personnages en ce domaine. Et de parvenir à un consensus afin de contrôler les populations. Ainsi les conciles œcuméniques voient le jour et certains canons définissent plus clairement, les structures du pouvoir.

Ainsi naquit, le dogme de la pensée unique et son fétiche la hiérarchisation par nomination élitiste. Polythéisme, plusieurs dieux, ce qui implique qu’aucune école de pensée n’est absolue car les dieux. Monothéisme, un seul Dieu ce qui implique que ma pensée est absolue car je suis l’autorité suprême. Le ‘bill of right’ britannique et la révolution française sont issue de combat contre l’absolutisme monarchique. L’héritage des différentes religions, sur laquelle repose à peu près tous les lieux de pouvoir, gouvernement, multinational, société civile, banque, université, etc. De cette façon il est plus facile de s’assurer une certaine hégémonie idéologique des dirigeants, malgré les convergences. Ce qui était le but du premier concile œcuménique. Modèle par excellence pour la corruption, le favoritisme et la plupart des reproches que l’on constate un peu partout dans la hiérarchie sociétaire, monnaie courante chez les élites romaines à l’époque.

Le conditionnement de ce dogme possède plusieurs visages dont le conformisme. Pensez à une douzaine d’œufs sur un comptoir du supermarché, que voyez-vous? Moi je m’imagine une boîte contenant six œufs de poule, trois œufs d’oie et trois œufs de canard. Ce qui est plus représentatif du milieu naturel dans laquelle l’humain vie. Soyez honnête, combien d’entrevous ont imaginé cette pluralité? L’influence du dogme de la pensée unique monothéiste n’est pas seulement que pour le parasite spirituel.

Globalisation, mondialisation, humanisme, démocratie, socialisme, libéralisme, communautarisme, etc.… sont à l’économie ce que catholicisme, protestantisme, orthodoxie, islamisme sont à la religion en ce sens qu’elles sont divergentes dans un mode de pensée unique, sans que l’hôte, remettent en question le dogme et son fétiche de la hiérarchisation par élitisme. Probablement le plus grand héritage des penseurs du monothéisme, les philosophes des lumières ont remis en doute l’existence de Dieu. Mais rarement la structure de la hiérarchisation ecclésiastique, démontrant une liberté de pensée, dans un absolu idéologique. Ce qui amenait le laïcisme, du pouvoir du peuple (l’état) de l’influence des religions seulement.

Les chefs de meute sont parfaitement au courant de ce phénomène et l’utilisent comme bons leur semble. Le pouvoir médiatique, ou l’art de faire croire aux citoyens qu’ils sont incapables de réfléchir par eux-mêmes, est très éloquent. Prenez cette histoire à Québec, ou un individu aurait craché sur le fils d’une dame musulmane qu’il venait d’injurier. Tous les parents qui ont côtoyé les terrains de soccer ou les arénas, ont tous vécu une histoire semblable, simplement dû au manque de savoir-vivre ensemble. Sont-ils tous des drames nationaux? Seul l’effet de masse explique cela, le parasite s’alimente dans le corps social, divergence dans un mode de pensée unique déterminer par le pouvoir. L’énergie qui s’en dégage, mène tout droit aux excès de toute nature.

Mais cela s’avère en fait un exemple flagrant, d’un sujet que j’évoque régulièrement dans mes textes. Si l’on se réfère aux écrits d’Aristote, Locke, Montesquieu et autres, au sujet de la répartition du pouvoir. Vous avez là un exemple parfait de ce que devraient être les délibérations du pouvoir législatif (ce que le peuple veut). Il est tout à fait normal et sain d’avoir ce genre de débat au sein d’une société, et l’endroit parfait pour en discuter, c’est dans la rue, entre nous. C’est à cet endroit que le refoulement, les bonnes engueulades, les points sur les i et barre sur les t doivent être mis, dans un rapport citoyen vs société. Et non société vs gouvernement, comme c’est le cas aujourd’hui.

Je ne sais pas pourquoi, mais il y a un petit quelque chose là-dedans, une impression que les disciples de M. Rockfeller, digne représentant de l’accessoire secteur privé. Ne sont pas étranger à cette dérive d’agressivité. Et doivent en tirer un certain profit, ne possède-t-il pas l’art de flairer la bonne affaire?

Un peu comme les rendez-vous historique du Dimanche après-midi, après la messe sur le balcon de l’église. Pendant que les enfants jouaient dans les champs alentour, les hommes exprimaient leur préoccupation du jour, exposait leur point de vue, débattait entre eux, un art qui s’exerce principalement au bureau de nos jours, laissant peu de place pour le pouvoir législatif.

Lorsqu’un parasite était suffisamment alimenté par le corps social, le législateur (vous) demandait à l’exécutif d’agir, tradition que l’on a perdue dans notre société. Au lendemain des manifestations des années 60, lorsque les parasites absolus nuisibles ont englobé les lieux de protestation populaire, dans la foulée de la séparation de l’église et de l’état, au sein de cette pseudo-démocratie. Créant une chimère, que le pouvoir législatif parlerait à travers ces organismes, syndicat, société civile, et autres. Vite dépourvut de leur nature en instaurant le fétiche du dogme de la pensée unique, concrétisant leur conception du pouvoir législatif en simple lobbies.

Le psychodrame de la charte des valeurs ou de la laïcité, est-ce que vous (législateur) avez demandé au gouvernement québécois (exécuteur du choix qui dépend des gens) ou au judiciaire (exécuteur des droits civils) d’élaborer sur ce point. Pas plus aujourd’hui, qu’il y a quelques années avec la commission Bouchard-Taylor. La hiérarchie sociétaire absolutiste telle qu’elle existe aujourd’hui, dans leur vision monothéiste du monde. Fait preuve d’une arrogance extrême, en s’appropriant le pouvoir législatif.

Et le bon peuple répondra par la bouche de ces canons, en buvant comme parole d’évangile les médias de masse. Ce même conditionnement populaire, permet au député libéral fédéral (Stéphane Dion) intellectuel réputé lors d’une entrevue radiophonique, il y a quelques années. D’affirmer sans rire au sujet de la voiture électrique, que ce que le peuple veut est de pouvoir voyager partout au pays. Ce qui n’est pas possible d’offrir avec la voiture électrique, car les infrastructures sont déficientes, trop chères a implanté mais celles du pétrole sont omniprésentes. Non mais sans rire, je suis inculte, offrez-moi une technique qui me permet de survoler le fleuve plutôt que le traversé ou de voyager partout au pays sans arrêt obligatoire, à part une pause-pipi, entièrement écologique c’est ce que je veux. Mais je ne dois pas faire partie du peuple, et comme tout le monde mon souhait est dépendant de l’évolution de la science, alors que le dogme économique…

L’évolution faisant bien les choses, permet à la société de constater que les systèmes parasitaires sont maintenant nuisibles pour notre émancipation. Le gardien de la morale en la spiritualité cherche à se redéfinir, tout comme notre moralité envers la vie et la société. Le parasite politique complètement dépourvu de ses racines, meurt à petit feu au sein de l’hôte. Celui de la justice, tellement omnipotent par une bureaucratie imposée par la société de droit, qu’elle en perd son latin. Celui du développement technologique, contrôler exclusivement par les chefs de meute, tous sans exception, maintenant au service d’un sous-parasite, devenu plus grand que nature, par l’adoration que le corps social lui consacre, résultat du dogme de la pensée unique, le veau d’or économique.

Si le passé est un peu garant du futur, il faudra regarder chez les exclus de la société, tel que les assistés sociaux pour qui la notion du travail est différente. Les aidant naturels qui ne cadrent pas dans la conception parasitaire du travail. Les parents qui désirent vivre au rythme de leur enfant, que le parasite proscrit. Tout comme les premiers monothéistes ont été ridiculisé, exclus, opprimé, par les partisans du polythéisme et les divergences internes. Leur souffrance nous guidera peut-être pour les bases évolutives de ces systèmes parasitaires, qui permet malgré leur nature, à l’humanité une certaine émancipation. Mais cela ne se fera pas sans heurts, sans friction, sans excès, nous le savons très bien.

Les chefs de meute aussi, et complote dans l’ombre, afin de préserver leur pouvoir absolu. Comme le témoigne au Québec, cette psychose collective montée de toutes pièces autour de la charte des valeurs. Pourtant nous avons tous vu la même chose lors des grandes manifestations du printemps érable, tous ses signes ostentatoires, tattoo, piercing, croix, voile, … qui s’entremêlait sans animosité particulière. Faisant fi de leur différence, parlant tous le même langage avec leur casserole qui portât leur voix si fort. Qu’à l’autre bout du Québec les murs du temple de Sagard se mirent à trembler. C’est ça la voix naturelle du pouvoir législatif (ce que le peuple veut).

Vous rappelez-vous il n’y a pas si longtemps, le geste que posa le chef suprême de l’Église catholique (Benoît xvl) en démissionnant. Je me permets de spéculer, si le message qu’il nous lance n’est tout simplement qu’en ses temps troubles. Il n’y a plus rien à espérer des structures sociétaires, calquer sur le fétiche du dogme de la pensée unique, imposé par Constantin 1er lors du premier concile œcuménique. Pour parvenir à un consensus, quelques têtes roulaient. Et que la prochaine grande transition viendra d’on ne sait où, mais de ne pas perdre espoir et placer notre foi en la vie. La seule constante existentielle et universelle qui à traverser toutes les époques.

« Le mépris pour les choses du monde, le pardon des injures, l’indifférence pour l’esclavage ou la liberté, la soumission au joug des hommes, sous prétexte que c’est le bras de Dieu qui l’appesantit, tout cela n’est pas l’Evangile, mais un travestissement théocratique. »
(Antoine de Saint-Just / 1767-1794 / L’esprit de la révolution)

http://atheisme.free.fr/Citations/Saint-just.htm

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